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lilymimy

Diao Ying, membre Club France, avocate.

Quel a été votre parcours de formation en Chine puis en France ?
Au départ à l’université j’ai étudié le français, puis j’ai changé de spécialité pour étudier le droit à l’Université de Pékin et je suis partie en France avec le programme d’échange Droit en Europe dont la remise de diplômes a eu lieu ce soir pour la 9ème promotion, moi je fais partie de la 3ème promotion. Et puis j’ai fait un DEA du droit de l’UE et ensuite un doctorat en droit international et économique à Paris II.

Pourquoi avez-vous choisi de partir étudier en France ?
Pour plusieurs raisons, premièrement j’ai commencé à apprendre le français assez tôt, à 18 ans, et  quand on parle une langue étrangère, on est toujours curieux de la culture, de la société et la civilisation donc j’avais envie de partir sur place voir comment c’est la France, un pays tellement rêvé par beaucoup de chinois. La France a une réputation très connue, romantique, chic… La 2ème raison est le droit, la Chine et la France font tous les 2 partie de la famille du système juridique de « Civil law », droit civil, par rapport au droit anglophone, « Common Law ».  Les deux pays sont assez proches au niveau du système juridique donc j’ai fait du droit en France, j’ai pu apprendre beaucoup de choses et cela m’a ensuite inspiré dans ma pratique et mes recherches pour le droit chinois. Troisièmement, ma spécialité est le droit international, et l’Europe est l’origine du droit international. Etudier le droit international en Europe, en particulier en France était le meilleur choix possible pour cette spécialité.

Dans quelle entreprise travaillez-vous aujourd’hui ? Quelle fonction occupez-vous ?
Je suis juriste d’entreprise dans une entreprise étatique spécialisée dans le développement et l’exploitation de ressources naturelles en particulier les minerais. Je suis chargée des affaires juridiques des projets d’investissements importants en Afrique, en particulier des pays africains francophones.

En quoi pourriez-vous dire que vos études de droit en France vous aident aujourd’hui dans votre pratique professionnelle ?
Je travaille beaucoup avec le continent africain, les pays francophones africains. Les liens entre ces pays et la France sont très étroits. Ils ont des cultures assez proches au niveau du droit. Le droit africain dans beaucoup de pays est presque le même que le droit français, surtout dans les pays de l’ancienne colonie française. Il y a aussi des pays africains où le droit est rédigé par des juristes français. Donc mes études en France me servent beaucoup dans mon travail actuel, cela me donne beaucoup d’idées et m’aide à comprendre le droit africain avec lequel je travaille au quotidien.

Depuis combien de temps êtes-vous membre de Club France ?
Je suis devenue membres tout de suite après mon retour en Chine, au début de l’année 2010.

Qu’est-ce que ce Club vous apporte ? Et quelles sont vos attentes vis-à-vis du Club juridique?
Pour Club France, vous avez organisé beaucoup d’évènements, il y a eu des visites, des rencontres, des séminaires et tout cela était très intéressant. En plus, en tant que membre, on bénéficie d’avantages avec les entreprises partenaires du Club. On a eu beaucoup de choses, je vous remercie. Pour le Club France juridique, beaucoup de gens ont à peu près le même parcours que le mien : nous sommes allés étudier en France puis nous sommes rentrés en Chine. Le Club est donc une occasion de toujours garder contact entre tous ces membres après être rentré, on n’est pas dispersé dans notre coin, chacun pour son travail. On vient d’un même endroit, donc on garde un lien en Chine. Deuxièmement, le Club France juridique peut servir aussi de correspondance entre le groupe de juristes francophones chinois et les juristes français qui s’intéressent au droit chinois ou qui travaillent avec la Chine. Maintenant le monde est très ouvert, la politique d’ouverture en Chine est une politique permanente, stable, ferme donc on a beaucoup de projets, des investissements internationaux, on peut donc faire des choses ensemble, on doit faire des choses ensemble. Les juristes chinois et les juristes français ne peuvent pas travailler dans leur coin, individuellement ; il faut travailler ensemble pour réaliser des choses intéressantes.  Donc dans ce sens-là le Club France juridique peut m’apporter beaucoup.

Interview réalisée au cours de la cérémonie de lancement du Club France juridique le 2 juillet 2011.